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Sirh connu : les solutions les plus utilisées par les entreprises et comment sélectionner le bon outil

Sirh connu : les solutions les plus utilisées par les entreprises et comment sélectionner le bon outil

Sirh connu : les solutions les plus utilisées par les entreprises et comment sélectionner le bon outil

Si vous pensez encore que le SIRH, c’est juste un logiciel pour poser ses congés, on a un petit sujet. Aujourd’hui, un SIRH, c’est le système nerveux central de la fonction RH. Mal choisi, il peut transformer votre quotidien en labyrinthe de workflows absurdes. Bien choisi, il devient un vrai levier de pilotage, d’expérience collaborateur et… de sommeil réparateur pour votre DRH.

Problème : l’offre est pléthorique, les buzzwords pleuvent (cloud, SaaS, IA, analytics, people centric… on connaît la chanson) et les commerciaux sont tous « leaders du marché ». Alors, quels sont les SIRH vraiment utilisés par les entreprises, et comment sélectionner celui qui fera autre chose qu’un joli slide dans un comité de direction ?

Un SIRH, c’est quoi aujourd’hui (et ce que ça n’est plus)

Avant de parler d’outils, un petit reset s’impose.

Historiquement, le SIRH, c’était souvent :

Aujourd’hui, un SIRH moderne, c’est plutôt :

Autrement dit : si votre SIRH ne fait que remplacer des fichiers Excel par des écrans moches en intranet, vous avez juste numérisé la galère.

Les grands SIRH généralistes les plus connus

Commençons par les « poids lourds » : ces solutions qu’on retrouve dans beaucoup de grandes entreprises, souvent dans un contexte multi-pays ou de forte complexité organisationnelle.

SAP SuccessFactors

On ne présente plus SAP, mais sa brique RH cloud, SuccessFactors, est devenue une référence chez les grandes structures.

Workday

Le chouchou des grands groupes tech et des organisations qui veulent une expérience plus moderne.

Oracle HCM Cloud

Oracle a réinventé son offre RH en cloud, avec une suite HCM qui vise clairement les mêmes terrains de jeu que SAP et Workday.

Si vous êtes une ETI ou une grande entreprise multi-sites, ces acteurs sont dans la short-list quasi automatique. Mais pour une PME ou une structure en forte croissance, ce n’est pas toujours le bon match : vous risquez de vous retrouver avec un Boeing 747 pour faire… des vols régionaux.

Les SIRH très présents sur le mid-market et les ETI

C’est probablement la zone la plus intéressante aujourd’hui : beaucoup d’éditeurs, beaucoup d’innovation, mais aussi beaucoup de confusion. On parle ici d’entreprises entre, disons, 100 et 5 000 collaborateurs.

Cegid Talent (ex Talentsoft)

Un classique du marché français et européen sur la gestion des talents.

Lucca

Lucca, c’est un peu l’anti-usine-à-gaz. Positionné sur des briques RH ciblées, avec une forte attention à l’UX et au pragmatisme.

PayFit, Personio, Factorial & co

Vous avez probablement déjà vu leurs pubs. Ces acteurs ont bousculé le marché avec des offres paie + RH « tout-en-un » orientées PME.

Ces solutions sont intéressantes si vous partez quasi de zéro ou d’un patchwork Excel + PDF + mails. Si votre organisation a déjà un paysage applicatif riche, la question des intégrations devient vite centrale.

Les SIRH spécialisés : recrutement, GTA, formation…

Autre réalité du terrain : beaucoup d’entreprises optent pour une approche best-of-breed. Autrement dit, plutôt qu’un mastodonte qui fait tout « moyen », elles choisissent plusieurs outils spécialisés qui font chacun une chose très bien.

Recrutement (ATS)

Le marché des ATS (Applicant Tracking System) est dense. Parmi les solutions très utilisées :

Leur force : centraliser les candidatures, structurer les process, améliorer l’expérience candidat, connecter jobboards et réseaux sociaux.

GTA et planification

Pour les entreprises avec beaucoup de terrain, de travail posté ou de contraintes horaires, la Gestion des Temps et Activités (GTA) est un sujet en soi.

À ce niveau, le SIRH ne se limite plus à des écrans : il s’invite dans les pointeuses, les plannings d’équipe, les accords d’entreprise… et les prises de tête avec la réglementation.

Formation (LMS & LXP)

Sur la formation, on retrouve des solutions comme :

Le lien avec le SIRH est clé : synchronisation des populations, suivi des compétences, obligations légales (formations sécurité, etc.).

Faut-il un SIRH unique ou plusieurs briques ?

C’est l’une des grandes questions, et la mauvaise nouvelle, c’est qu’il n’y a pas de réponse universelle.

Traduction : si votre DSI vous promet « un seul outil pour tout faire » en trois mois, gardez une saine dose de scepticisme.

Comment vraiment choisir un bon SIRH (sans se laisser hypnotiser par les démos)

On arrive au nerf de la guerre : la méthode. Parce que oui, on peut totalement se planter en choisissant une excellente solution… pour les besoins d’une autre entreprise.

Commencer par la base : vos enjeux, pas les fonctionnalités

Avant même de regarder les catalogues d’éditeurs, posez-vous des questions business :

Un SIRH ne doit pas être une collection de features, mais un support à une trajectoire. Sinon, vous allez juste digitaliser le bazar existant.

Cartographier vos processus (sans tomber dans le roman-fleuve)

Pas besoin d’un audit de 200 pages, mais un minimum de cartographie est indispensable :

L’objectif : identifier les irritants, les doublons, les ressaisies, les fichiers Excel « cachés » qui pilotent en réalité la vie de l’entreprise.

Définir un périmètre réaliste (et prioriser)

Vous ne ferez pas tout en une fois. Et ce n’est pas grave. L’erreur classique, c’est le projet « big bang » qui promet tout, partout, pour tout le monde… et finit en tunnel de 3 ans.

Posez une vraie priorité :

Choisir, c’est renoncer. Un bon projet SIRH commence justement par assumer ce qu’on ne fera pas tout de suite.

Les grands critères pour comparer les SIRH

Une fois que vous avez clarifié vos enjeux et votre périmètre, là seulement les comparatifs d’outils deviennent utiles. Quelques critères à regarder de près :

Ne pas se faire piéger par les démos et les POC

Une démo, c’est comme un site vitrine : tout est optimisé pour briller. On voit rarement les galères d’export, les cas limites, les écrans moches, les lenteurs.

Pour évaluer concrètement un SIRH :

Et surtout : gardez en tête qu’un POC trop « maquillé » vous dira surtout à quel point l’éditeur est bon en démo, pas en déploiement.

Impliquer la DSI… sans lui abandonner les clés

On parle de systèmes, d’API, d’architecture, de sécurité : la DSI doit être dans la boucle. Mais un SIRH reste d’abord un outil métier.

Si le choix du SIRH est drivé uniquement par la DSI, vous risquez de finir avec un outil « techniquement parfait » mais humainement inutilisable. L’inverse est tout aussi dangereux : un jouet ergonomique, mais ingérable à grande échelle.

Penser data avant de penser écran

Un point souvent oublié : le SIRH, c’est surtout une grosse machine à produire, stocker et structurer de la donnée RH.

Demandez-vous :

Un SIRH mal pensé côté data, c’est un peu comme un CRM où chaque commercial ferait sa tambouille dans son coin : impossible de piloter proprement.

Et maintenant, on fait quoi ?

Si on résume :

Plutôt que de chercher « le meilleur SIRH du marché », la vraie question devient : quel SIRH est cohérent avec votre taille, vos enjeux, votre culture et votre trajectoire à 3 ans ?

Si vous démarrez votre réflexion, vous pouvez d’ailleurs commencer très simplement :

Un dernier conseil : ne déléguez pas totalement le sujet à un cabinet ou à un intégrateur. Ils sont utiles, parfois indispensables, mais personne ne connaît mieux que vous la réalité de vos équipes, vos irritants quotidiens et votre culture interne. Et c’est précisément là que se joue le succès de votre futur SIRH.

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